Il faut être honnête, je suis une enfant de la télé.

J’ai grandi avec la télé. Je ne dis pas que mes parents ont confié mon éducation à la télé en me laissant devant du matin au soir, pas du tout! Mais j’ai grandi en même temps que la télé a évolué… le nombre de chaîne n’a cessé d’augmenter, les programmes se diversifier (pas toujours pour le meilleur!)… j’ai grandi avec l’habitude de cet écran allumé à proximité, ce bruit ambiant…

Et j’en suis devenue accro, esclave…

Etudiante (et parfois encore le soir en déplacement loin des miens), les sirènes de la télé m’attirent à elle, me chantent une douce berceuse pour me sentir moins seule, et accompagnent mon sommeil (vive la fonction sleeper!)

Depuis toujours la télé m’a accompagné. En rentrant à la maison, pour créer un bruit ambiant sans pour autant profiter du contenu, pour une présence, combler ce silence parfois pesant…

J’avais besoin d’elle, arrivant même à remplacer la radio, la musique…

Et puis nous sommes devenus parents (car même si Zom est trèèèèès loin de mon niveau d’esclavage, il est, lui aussi, un enfant de la télé, appréciant tantôt son bruit accompagnant, tantôt son contenu)

Et nous nous sommes interrogés sur la place de la télé dans notre vie, pour notre fils.

Inconcevable pour nous qu’il soit exposé si jeune à un contenu parfois violent ou très inapproprié (fini les Dexter et autres séries du genre!). Nous avons donc filtré les programmes que nous regardions. Puis très vite (Chocapic devait avoir dans les 6 mois) nous avons décidé de couper au maximum la télé en sa présence, apprenant au travers de diverses lectures que les écrans (quelque soit le contenu, approprié ou non) n’étaient pas bon pour son développement, pire, étaient hypnotiques (d’où ma prise de conscience de mon état d’esclavage)…

Mais nous étions en pleine transition, sevrage… donc le naturel revenait souvent au galop. Nous nous accordions le droit de mettre les chaines musicales à la télé… et rigolions de voir Chocapic se déhancher sur le clip de Bruno Mars « Uptown Funky Town »…

Et puis un jour, nous avons déménagé…

Pour une belle et grande maison, mais dont le salon était proche de l’escalier, et des chambres des enfants à l’étage… sans porte palière pour étouffer les bruits…

Chocapic a grandi, et a eu sa période « je ne veux pas dormir seul »…. Comprenez « je ne veux pas dormir alors que vous, vous continuez votre soirée sans moi »!

Nous avons donc décidé de ne plus allumer la télévision le soir, afin de ne pas émettre de bruit pour les petites oreilles qui luttaient pour ne pas dormir…

Et là, ma vision, notre vision, de la télé a radicalement changé :

  1. Déjà la télé a laissé place depuis longtemps à la musique. La vraie, pas celle avec des clips et de la pub. C’est la musique qui accompagne notre journée, plus du tout la télé. Que nous aimons voir nos 2 petits culs bouger au rythme d’une musique qu’ils découvrent et apprécient <3
  2. Les horaires pratiqués sont complètement incompatibles avec notre rythme biologique… (rien ne commence avant presque 21h pour lancer 5 minutes de pub au bout de 10 minutes de programme et coller 2 à 3 cessions de publicité dans le programme… et ne se termine avant presque 23h…) Comment être serein, performant, à l’écoute quand nous manquons de sommeil?
  3. La pauvreté des programmes, et la télé « scandale » d’aujourd’hui ne sont plus des sirènes attrayantes pour nous… c’est même plutôt repoussant… Certes il y a encore de beaux programmes, ou des divertissements qui ne sont pas complètement annihilants, mais nous consommons notre télé autrement. Notamment via des replays, où nous maîtrisons l’heure du début et de la fin ^^
  4. Les films… Nous conservons notre écran de télé pour pouvoir regarder des films en famille. Les dimanches après midi gristoune (gris et tristoune) peuvent être sous le signe d’un dessin animé et de crêpe party (le dernier en date, le monde de Dory est magnifique!). Mais sincèrement, plus j’y pense, plus le gros écran noir du salon fait du sursis… Nous sommes actuellement locataire mais quand nous achèterons un chez nous, nous envisageons le salon comme un lieu d’échange, idéalement autour d’un feu, avec un grand mur blanc… pour la possibilité de projeter … et adieu grosse masse noire éteinte en permanence!
Alors merci mes enfants pour ce sevrage progressif et forcé  <3

Nous retrouvons notre liberté !

Mère-Credi

 

%d blogueurs aiment cette page :